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Quel investissement prioriser : l’innovation ou les activités?

Prioriser l’innovation ou les activités?

Il ne fait aucun doute que les entreprises doivent amorcer le virage numérique ou, du moins, s’y préparer. Si elles ne le font pas, le changement leur sera imposé par des entreprises innovantes qui viendront changer la réalité de leur approche au marché ou par la demande des clients et des employés. Les services de TI doivent en même temps voir à ce que les solutions en place demeurent fonctionnelles. Alors, comment trouver le juste équilibre entre : amorcer la transformation numérique et veiller à ce que tout fonctionne? L’externalisation est-elle la solution? Le cas échéant, de combien de fournisseurs aurez-vous besoin?

Dans le cadre des séries ThinkTank numériques de TELUS, nes tables rondes pour aider les dirigeants de services de TI au pays à explorer ce type de questions. C’est pourquoi nous avons invité des chefs de service de l’information et des directeurs de services informatiques à prendre part à la fin de novembre à une discussion sur l’impasse technologique, soit l’équilibre entre le maintien des systèmes en place et le passage à l’infonuagique.

L’allocation des ressources, un équilibre précaire

Les services de TI, en particulier ceux des cabinets d’avocats, doivent affecter bon nombre de leurs ressources au fonctionnement des systèmes. Ce n’est pas étonnant. Mais ils doivent aussi parvenir à trouver un juste équilibre. Lorsque l’affectation des ressources ne satisfait qu’à une vision à court terme et aux besoins des activités courantes, il est alors difficile d’introduire de nouvelles technologies et d’évoluer au même rythme que la concurrence dans un contexte de révolution technologique.

Lors d’une table ronde, un chef de service de l’information a expliqué que son organisation, pour résoudre le dilemme, avait choisi d’externaliser les activités de TI, préférant ainsi ne plus avoir à s’occuper des questions d’équipement. D’autres participants qui n’étaient pas du même avis ont affirmé que, la sécurité étant de la plus haute importance, il était nécessaire de maintenir les activités courantes à l’interne. L’organisation s’est donc tournée vers des fournisseurs de services spécialisés en innovation et une firme-conseil pour opérer la transformation de son infrastructure et des activités de TI.

Au fond, tout est une question de confiance. Le service des TI doit s’assurer d’avoir la confiance des utilisateurs finaux. Et la plupart du temps, les utilisateurs finaux ne sont pas très orientés vers la technologie. Ils veulent seulement que le système fonctionne normalement. L’ironie, c’est qu’il n’est pas rare d’entendre des remarques telles que « Que fait le service de TI? Vous êtes assis là toute la journée. » Comme l’un des participants l’a expliqué : « La confiance découle des activités, elles doivent donc être solides comme du roc. » Et une fois qu’elles le sont, il est possible d’introduire des projets de transformation.

Un ou plusieurs fournisseurs pour l’externalisation?

Un autre sujet vivement débattu a été de savoir s’il est préférable de faire affaire avec un seul fournisseur ou avec plusieurs en vue d’atténuer les risques. Il va sans dire qu’il y a des avantages et des inconvénients de part et d’autre.

Le directeur d’un service informatique a fait valoir qu’il est préférable de faire affaire avec au moins deux fournisseurs pour chaque solution afin de disposer d’un service auxiliaire en cas de panne. D’autres étaient toutefois d’avis que leur organisation n’avait pas besoin de plusieurs solutions de téléphonie ou de réseautage, au même titre qu’elle n’utilisait qu’une seule application de courriel. En faisant affaire avec un seul fournisseur, on profite généralement d’un point de contact unique et d’économies. Par ailleurs, les grands fournisseurs de services infonuagiques et de centres de données offrent des solutions avec suffisamment de redondance pour garantir la fiabilité.

Mais quand une entreprise devrait-elle envisager de passer à l’infonuagique? Pour la plupart des participants, il est préférable d’opérer un tel changement quand vient le temps de remplacer l’équipement.

Le service des TI doit éviter de rester sur la touche

En fin de compte, tout est lié au rôle et aux responsabilités de chacun. Bien souvent, le chef des services technologiques ou le chef du service de l’information est à la tête des activités courantes, tandis que l’innovation relève du chef des services financiers ou du directeur de l’exploitation. En raison de la structure organisationnelle, d’autres services pourraient donc faire ombrage au service de TI, voire le tenir à l’écart. Pour éviter une telle situation, le chef du service de l’information doit avoir une vision globale et être en mesure de s’occuper des activités et des nouvelles technologies. Alors, quel est le juste équilibre?

Selon notre groupe de dirigeants des services de TI, l’idéal serait de pouvoir consacrer environ 80 % du temps aux activités et 20 %, à l’innovation. De plus, même lorsqu’elles recourent aux services d’un fournisseur pour l’un ou l’autre de ces aspects, les organisations doivent demeurer un acteur à part entière pour donner une orientation à la transformation.

Apprenez-en plus sur les Services infonuagiques et de TI gérés de TELUS.

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