Langue

  • Français

Révolution numérique: on est sur le point de s’envoler

En une dizaine d’années, le téléphone intelligent est devenu le prolongement de notre main et même de notre personne. Mois après mois, nous intégrons presque naturellement de nouvelles fonctions, de nouvelles applications qui refaçonnent nos habitudes. De plus en plus de journaux sont 100 % numériques. Les banques en ligne se multiplient; les robots conseillers font leur apparition; le commerce en ligne a un effet transformateur sur le secteur du commerce de détail. Nous sommes aujourd’hui, comme citoyens, comme consommateurs, comme parents, comme travailleurs, très différents de ce que nous étions en 2007, au moment du lancement du premier iPhone. « Ce rythme de transformation économique et sociale n’a pas d’équivalent dans l’histoire du monde et pourtant, on pourrait dire qu’on n’a encore rien vu; la vraie révolution technologique ne fait que commencer », dit François Gratton, vice-président à la direction et président, Solutions d’affaires Est du Canada et TELUS Québec.

Il y a un engouement technologique qui ne se dément pas. Chez les consommateurs qui adoptent les solutions technologiques, parce qu’elles leur facilitent la vie et parce qu’elles leur procurent une expérience agréable. Et chez les entreprises qui réalisent à travers les investissements technologiques des gains de productivité formidables.

Un nouveau seuil de la révolution technologique

Mais plus cette révolution technologique prend de l’ampleur, plus il est exigeant de suivre la cadence. Certaines entreprises pourraient avoir un réveil brutal. Comment penser que ces compagnies pourront faire face à des concurrents qui vont intégrer à leurs opérations des robots, des outils de reconnaissance faciale, de réalité virtuelle?  Selon Standard & Poor’s, la pression de la transformation technologique a réduit de moitié la longévité des entreprises sur une période de 50 ans. D’ailleurs, au rythme actuel, 75 % des entreprises du S&P 500 sont appelées à disparaître au cours des 10 prochaines années.

Les entreprises doivent se donner de véritables plans de transformation numérique; c’est-à-dire des projets globaux de restructuration de leur modèle d’affaires qui touchent à toutes les facettes de l’entreprise, de la conception à la production, en passant par la gestion, la promotion et les communications.  « Et le plus important, continue M. Gratton, c’est de réaliser qu’une transformation numérique, c’est d’abord un projet humain. La première condition de succès, c’est de créer un environnement et une culture permettant d’intégrer vos employés actuels dans la démarche et de recruter des employés qui vont y adhérer à leur tour. Le projet technologique bien fait est un projet qui valorise les personnes. »

Différents facteurs interreliés expliquent le passage imminent à une nouvelle ère technologique; il y a la capacité des réseaux, les innovations technologiques et les changements démographiques.

Une connexion 20 fois plus rapide

En matière de réseaux, l’industrie prépare l’arrivée de la technologie 5G. « Nous investissons des milliards pour préparer nos infrastructures à travers le Canada. La technologie 5G va permettre une connexion 200 fois plus rapide que les connexions 4G LTE d’aujourd’hui. De 1G à 4G, on courait de plus en plus vite, maintenant, on va littéralement s’envoler », illustre François Gratton, qui rappelle la position solide de son entreprise. TELUS détient le meilleur réseau au Canada selon OpenSignal, PC Mag et J.D. Power et elle marque le pas dans le développement de l’infrastructure 5G.

La technologie 5G par sa vitesse et sa viabilité de connexion va véritablement déclencher la révolution de l’Internet des objets, de l’automobile autonome, de l’intelligence artificielle, de la réalité virtuelle. Ce sera une infrastructure technologique aussi importante pour l’économie canadienne qu’un nouveau pont pour une ville.

Bientôt 100 milliards d’objets connectés

Les réseaux 5G sont attendus avec impatience. La demande en data augmente d’au moins 50 % par année au Canada. Plus de 530 millions de textos sont envoyés chaque jour au pays. D’ici 2025, il y aura moins 100 milliards d’objets connectés à l’échelle mondiale et le nombre augmentera continuellement.

Pendant que les réseaux et les technologies évoluent de pair, les changements démographiques vont eux aussi contribuer à accroître la place de la technologie dans la société. Le mouvement est imparable; au cours des sept prochaines années, un milliard de jeunes adultes qui ont grandi à l’ère numérique entreront sur le marché du travail pendant que la génération des baby-boomers accélérera son départ à la retraite.

« On voit converger des phénomènes transformateurs. Capacité des réseaux, innovations majeures, génération numérique; c’est cette réunion qui est particulière et qui nous fait basculer vers une nouvelle ère technologique », résume le président de TELUS Québec.

Des retombées de 12 trillions $ mondialement

Le mouvement est très rapide. Les premiers appareils de technologie 5G seront disponibles dès 2019 alors que les réseaux 5G devraient voir le jour en 2020.  Les entreprises doivent se préparer et mettre en œuvre un plan de transformation numérique qui va des opérations à la culture de l’entreprise; elles doivent resserrer leurs relations avec la clientèle pour déceler les nouvelles tendances et demeurer à l’affût de la concurrence. « Si 75 % des entreprises du SP 500 ne sont plus là dans 10 ans, c’est qu’elles auront été remplacées par d’autres. Il y a un potentiel absolument extraordinaire pour les entrepreneurs qui sauront se qualifier pour la nouvelle ère technologique.

Comment allez-vous profiter de ce potentiel? Comment allez-vous faire face à un concurrent qui va réduire ses coûts en intégrant les possibilités de la technologie 5G? Comment allez-vous former, requalifier et recruter les employés dont vous aurez besoin? Ce sont des questions de survie que tous les dirigeants d’entreprises doivent se poser », conclut François Gratton en ajoutant que les retombées de la technologie 5G seront de 12 trillions de dollars mondialement d’ici 2035.

Comments are closed.